Lire en créole réunionnais Lir an kréol Larénion

novembre 19th, 2008




Tout l’univers kréol larénion lé la la kaz K’A. En kréol réunionnais toute la collection “Pou koméla” Fazèle de Carpanin Marimoutou, Kozman maloya de Patrice Treuthardt, Zordi an kasé brizé d’Alain Armand, La fable créole de Louis Hery, Kartié troi lètte d’Axel Gauvin,Shemin brakanot de Daniel Honoré, Démavouz la vi de Danyèl waro, Bayalina d’Axel Gauvin, Zistoir Kristian.

Mi lir kreol Larénion, je lis en créole de la réunion

novembre 19th, 2008

Ile en ile

octobre 14th, 2008

Île en île ; dix questions pour dix ans

Questions pour Thomas C. Spear à l’occasion des dix ans du site

propos recueillis par Stève Puig

Le 12 octobre 2008 est officiellement le dixième anniversaire du site
Île en île, lancé en 1998.

Pour l’occasion, je vous invite à lire un entretien qui fait un bilan du
chemin parcouru, partage quelques moment forts et donne une idée des
choses à venir :
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/docs/10ans_ile-en-ile.html
“Dix questions pour dix ans”
Questions pour Thomas Spear à l’occasion des dix ans du site Île en île,
propos recueillis par Stève Puig.

Merci de circuler l’information, et l’invitation à (re)découvrir des
centaines d’auteurs, de :

Haiti, Martinique, Guadeloupe, Guyane

Maurice, Réunion, Comores, Madagascar

Nouvelle-Calédonie, Polynésie

Le moment de l’anniversaire est propice pour faire une nouvelle visite
au site pour «fouiller» dans ses archives. Il y aura de nouvelles vidéos
dans les semaines qui viennent et d’autres suppléments, selon une
évolution suggérée dans l’entretien.

Merci à tout le monde — vous êtes si nombreux ! — de votre
participation et contributions à la base de données. Qu’elle trouve
moyen de survivre dans les années à venir.

Thomas Spear

Blog andré Robèr : http://andrerober.blogspot.com/
Site de André Robèr http://a-rober.com
site des éditions k’a : http://www.editionska.com
Blog editions k’a : http://editionska.blogspot.com

Raharimanana : Réponse au quotidien de la Réunion

octobre 6th, 2008

RAHARIMANANA entretien au Quotidien de la Réunion

A propos de la polémique autour de sa nouvelle qui a vu la mise à pied d’un professeur de la possession.
Vous avez ici l’original de l’entretion

je ne sais pas si l’entretien va être publié, mais on verra bien.
Je suis journaliste pour le Quotidien de la Réunion. Il y a dix jours, l’un de vos texte, “le canapé” a amené le rectorat à suspendre un professeur de littérature. Je voulais vous faire réagir à ce propos. J’espère que vous pourrez y répondre aujourd’hui pour une parution demain.
- Quels ont été vos sentiments lorsque vous avez appris que l’étude d’une de vos nouvelles , “le canapé” a déclenché une polémique dans un lycée de la Réunion?
Je ne peux pas feindre la surprise, le sujet est difficile : le Rwanda et ses massacres, la femme violentée dans sa chair lors des exterminations de masse. Je sais bien que l’ensemble du recueil de “Rêves sous le linceul” provoque le malaise. Mais pour ma part, c’est entièrement assumé. Je mets des mots sur l’obscenité du monde, sur le scandale des génocides, sur nos silences lâches jouissant de vivre dans des pays dits “nantis”, “opulents”, “civilisés”, sur le spectacle du monde vu à travers la lucarne de la télé. J’étais juste surpris que ce livre revienne en force en ce moment (la publication date quand même de 1998). Mais peut-on vraiment s’étonner dans la mesure où aujourd’hui, une certaine pensée dominante portée par le pouvoir en place se ferme de plus en plus et revisite l’histoire à sa manière ? Je crois juste qu’une censure, au fond, ne fait jamais de mal à un livre, au contraire.
- Le rectorat juge votre texte “tendancieux, polémique et provocateur”. Qu’en pensez-vous?
Le rectorat parle-t-il d’une même voix ? J’ai cru comprendre il y a quelques années qu’il y avait eu un projet d’un livret pédagogique pour ce même livre, et ce par le même rectorat… Je ne vais justement pas entrer dans cette polémique stérile. Le rectorat déplace la question sur un autre terrain, je parle littérature et du scandale du monde -le génocide rwandais et autres atrocités mémorables, le rectorat va sur le terrain de la bienséance, de la morale, du politiquement correct. Nous ne parlons pas du tout de la même chose. L’école n’est-elle pas justement le lieu où les lectures du monde doivent survenir ?
- Plus que le texte en lui-même, le rectorat reproche au professeur sa démarche: il a demandé à ses élèves d’étudier ce texte seul chez eux. A-t-il commis une erreur de méthodologie?
Plus que la censure, ce qui me dérange profondément, c’est que le rectorat ait pris cette décision après une plainte d’un parent… Société de délation ? Mais quel pouvoir donne-t-on à ce parent d’élève ? A-t-il plus de compétence que ce professeur en matière d’enseignement ? Quelle est la confiance qu’on accorde à nos professeurs ? Ne peut-on pas se fier au professionnalisme de cet enseignant ? Il connait ses élèves. Il a sa méthodologie. Il prépare ses cours. Ce n’est pas à moi de dire s’il a fait une erreur de méthodologie ou pas. Je suis écrivain, pas inspecteur de l’éducation nationale.
- Des élèves de seconde, âgés en moyenne de 15 ans, sont-ils assez armés pour comprendre le message contenu par ce texte?
L’école forme des enfants à comprendre le contenu des textes. L’âge ne signifie rien en soi. Il y a des enfants qui comprennent plus tôt que d’autres. Et je ne pense pas qu’ils soient aveugles ces enfants à qui ce professeur a donné ce texte, ils savent que le Rwanda a existé, que la Shoah a eu lieu, il y a l’Irak, il y a l’Afghanistan, la Palestine… ils savent que le monde des adultes est scandaleux, que des crimes se perpetuent dans le monde et que beaucoup d’adultes ferment les yeux. La censure est une initiation pour être un homme sociable parfait et respectable. A 15 ans, je pense qu’on peut comprendre ce texte. Quel adolescent n’a pas eu ses lectures interdites ? J’ai lu “J’irai cracher sur vos tombes” de Boris Vian à 13 ans. Le drame, c’est qu’on a vidé d’idées la tête de nos enfants. Leur donnons-nous assez de lectures, assez de livres ? Et ces parents qui se scandalisent pour tel ou tel livre, ne pouvaient-ils pas en profiter pour aborder le sujet avec leurs enfants ? Partager un peu de la lecture du monde, de la vie, avec leurs progénitures. Ont-ils assez lu ? Ouvrent-ils assez les yeux ?
- Aujourd’hui le prof suspendu s’expose à une sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive. Jugez-vous qu’elle serait excessive?
C’est là le scandale pour moi. Quel serait le motif ? Faire lire un livre serait un crime ? Ce serait très grave et très significatif comme message. Le rectorat a-t-il réellement ce droit ? Ce serait pour le coup une réelle injustice. L’année dernière, j’ai été en résidence d’écriture dans un lycée de Saint Denis (93) en métropole. Les professeurs ont fait lire entre autres mon recueil “Rêves sous le linceul”. C’était une résidence d’écriture en concertation avec l’éducation nationale. Dans nos latitudes océanes, on n’aurait donc pas le droit d’aborder certains sujets ? Deux poids, deux mesures ? A Madagascar, le régime qui prenait le pouvoir avait brûlé la bibliothèque familiale en 2002 (voir mon livre “L’arbre anthropophage”), aujourd’hui, dans un pays démocratique -vraiment ? la France, je suis confronté à la même question : faut-il brûler les livres ?

Alé di partou (Débat)

septembre 24th, 2008

Littérature francophone (Madagascar) : Rencontre et débats…
L’ARCC présente son Couleur Saphir N° 120

Rencontre et débats avec l’écrivain Jean-Luc Raharimanana

Animée par André Robèr et Stéphane Hoarau
Animation musicale : Tao Ravao

Pour cette rentrée 2008, dans le cadre de son Couleur Saphir n° 120, l’Association Réunionnaise Communication et Culture (ARCC) vous invite à rencontrer dans ses nouveaux locaux l’écrivain et poète malgache Jean-Luc Raharimanana : né à Antanarivo en 1967, il réside dans la Grande Île jusqu’à l’âge de 22 ans, où il obtient une licence de Lettres. Après quelques expériences théâtrales contrariées par des (dés)ordres politiques, il quitte Madagascar pour s’installer en France où il devient enseignant. Prix Jean-Joseph Rabearivelo de poésie en 1987, et également Grand Prix Littéraire de Madagascar en 1998 pour son recueil de nouvelles Rêves sous le linceul, Raharimanana n’a eu de cesse de creuser les mémoires tout en croisant des langues. Ecrivant à la fois en malgache et en français, il revisite depuis plusieurs années, de manière pertinente et percutante, des pans silencieux de l’histoire malgache. Lors de cette rencontre portant tant sur son œuvre que sur son engagement, il sera question de cela : briser les silences, creuser les mémoires, déterrer les fantômes du passé, comme pour renvoyer les échos du hiatus politique et historique qui ont déchiré cette île de l’océan Indien…

> Informations pratiques :
Mercredi 8 octobre 2008 à 19 h
Association Réunionnaise Communication et Culture

162 bis rue Pelleport 75020 - Paris (Plan)

Métro : Télégraphe (Ligne 11) / Bus : ligne 60 (arrêt Borrego)

La rencontre sera suivie d’un cocktail

> Pour plus d’informations sur Raharimanana (portrait et bibliographie), se rendre sur le site d’Île en île.

Article de Francky Lauret dans Témoignages

août 19th, 2008

Les éditions K’A publie “Chant et poèmes” dans la collection Mené des thèses universitaires. La recherche en langue créole et en littérature est très active à La Réunion depuis plusieurs décennies et les sillons continuent d’être creusés.
Félix Marimoutou enseigne la littérature réunionnaise en langue créole à l’université, ainsi que les techniques d’expression en lettres modernes. Ce livre est le premier essai que le chercheur signe, il y montre le rapport entre l’écrit, l’oral, la musique et la performance.

Albany, Pounia, Waro

Jean Albany écrit, dit, chante ou fait chanter. Gilbert Pounia chante, écrit, et met en chanson des textes d’autres poètes, Danyèl Waro i done kozman, i kraz maloya, i dobout dann fonnkèr. Au travers des compositions de Jean Albany « qui s’appuie sur le principe d’intertextualité », Gilbert Pounia sur “l’oraliture” et Danyèl Waro sur « une émancipation de l’oral ».
Félix Marimoutou livre une lecture de “Bleu Mascarin”, “Bal Indigo”, “Somin Granbwa”, “Démavouz la vi” et développe à partir de ces quatre recueils l’analyse du chant-poème qui est selon lui « fruit d’une histoire, affirmation de la langue créole dans la transgression des frontières contre la création ». Il montre que « le chant-poème est une traduction universelle de la culture réunionnaise. »

Francky Lauret

Le chant-poème, selon Félix Marimoutou.
Témoignages du mardi 5 août 2008 (page 16)
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=31474

Edito de Jean Louis Robert sur maloya.org

août 17th, 2008

Je lis l’amendement i fé sobatkoz bann députés èk sénateurs dann ron Parlement :

“Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.”

Mon bous i ri tousèl. Le créole, mon Kréol (je lis avec les cannettes synecdochiques de mon nombrîle) enfin reconnu ! Je fais la boue avant la pluie ? C’est vrai, il faut attendre encore un peu. Mais, je le sens bien, le train lé bon, le train des sénateurs naturellement. Ils entendront d’une oreille bienveillante, mwin lé sir, la proposition consensuelle des députés de déplacer l’amendement de l’article 1 à l’article 75.

Akoz cet amendement i sré in bon zafèr ? L’article 2 qui dit que “Le français est la langue de la République.” ne serait plus un obstacle à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Chacun sait qu’elle vise à améliorer l’utilisation des langues régionales dans des domaines comme la justice et l’enseignement. Parlfèt, l’adoption de cet amendement permettrait, comme l’avait promis le candidat Sarkozy, de “sécuriser une fois pour toutes la situation des langues régionales en France”. Sécuriser, c’est-à-dire munir d’un dispositif de protection. Les langues régionales seraient donc en danger de mort ?

Alors un autre kozman s’échote, qui vyin tir grin bibas dann mon zorèy : “Chacun de nous est intéressé à maintenir intact ce beau patrimoine de la langue ; chacun doit y travailler pour sa part”.

Cette phrase du linguiste Vendryes, en clôture d’un article intitulé “La mort de la langue”, pointe l’urgence d’une mobilisation générale pour le maintien de l’identité de la langue française, oubliant ce constat de Dante: “une langue ne peut en aucune façon demeurer”. Ce qui caractérise la langue fondamentalement c’est sa capacité à se transformer. Donk, il faut éviter de se laisser prendre dans le tramay fictionnel du pathos de la vie et de la mort des langues. Et garder à l’esprit qu’est vouée à l’échec toute tentative visant à maintenir et conserver l’identité d’une langue, nationale ou régionale. Même le marbre constitutionnel est impuissant à venger avec le flux héraclitéen des langues. Incidente : Ecrire c’est s’abandonner au cours fuyant des langues. S’abandonner jusqu’à un certain point, que j’appelle mélangue. Fin de l’incidente. Ainsi Dante, remarquant la variebilitas de la langue, rend inutile toute politique linguistique, fût-elle légitimée par le Grand Autre Constitutionnel.

Parlfèt, le surgissement des langues régionales dann ron la politique est un symptôme de la dépolitisation du politique et s’inscrit dans l’ordre de la police (Rancière), c’est-à-dire un ordre social où chaque groupe particulier, avec son identité propre (fournie par la langue ou d’autres marqueurs) est à la place qui est la sienne. Il s’agit, pour le Pouvoir, de répondre à toutes les revendications particulières (ici linguistiques) pour éviter qu’elles ne se mettent à fonctionner comme la condensation métaphorique de l’opposition à Eux (ceux qui sont au pouvoir), à l’instar du tiers-état qui se proclama, contre l’aristocratie et le clergé, identiques à la Nation en tant que telle.

Ainsi, l’inscription des langues régionales dans la Constitution participe d’une stratégie de culturalisation du politique (sa reformulation en termes culturels), dont le but est d’empêcher la survenue de l’acte politique à proprement parler.

Et là je commence de rire jaune.

Jean-Louis Robert © Maloya.org - Juillet 2008

kabar K’A le 1 Aout 2008

août 13th, 2008

Kabar K’A le vendredi 1 Aout 2008 Médiatheque du Port

juillet 21st, 2008
Vendredi 1 Aout 2008
Kabar K’A (Fonnkèr)
Médiatheque du Port
97420 Le Port
à 18h
Liste des Fonnkézér en cours

Salon du livre Insulaire

juin 28th, 2008

ZINFO ZéklèR

3 ouvrages publiés par K’A dans la sélection du 10ème salon du livre insulaire de Ouessant

La femme qui a des ouïes et autres contes de la tradition orale malgache
Bernard Terramorsi
ISBN 2-910971-51-3
Catégorie sciences

Monstres
Claire karm
ISBN 2-910971-48-3
Catégorie fiction

Chant et poèmes
« Une lecture »
Félix Marimoutou
ISBN 2-910971-52-1
Catégorie sciences

http://www.livre-insulaire.fr/